Militant dans l’Asti du 15ème à Paris, je suis entré au Bureau National en 1977. De 1980 à 1985, j’ai été président de la Fasti, avant de redevenir un simple militant entre 1985 et 1987 dans le 20ème arrondissement de Paris
, se souvient Michel Lefranc invité aux quarante ans de la Fasti pour retracer un pan de l’histoire du mouvement et s’exprimer sur l’histoire des migrations.
L’une des dimensions sur laquelle Michel Lefranc a souhaité insister est la question de la solidarité avec les immigrés au sein même du mouvement. « Dans les années 70 et même jusqu’au milieu des années 80, la solidarité avec les immigrés au sein de la Fasti était un combat. Le fait d’avoir un comportement égalitaire entre immigrés et Français n’allait pas de soi. Il nous a fallu trouver des moyens originaux pour permettre l’expression des immigrés. Ce qu’on avait trouvé alors c’était dans une réunion de scinder la réunion en deux commissions : une française et une immigrée afin que leur point de vue puisse s’exprimer. A l’issue des deux commissions, nous remettions en commun nos réflexions.
, se souvient Michel Lefranc.
Nous avions également mis en place une commission de formation à la vie associative qui dépendait de la commission permanente des immigrés. Cela leur permettait d’apprendre les méthodes du travail en association, l’animation des réunions, faire des budgets.
C’est comme ça qu’on est arrivé dans les années 80 à vivre une vraie solidarité et pas simplement à la proclamerJ’ai alors considéré, sûrement à tort, que c’était gagné, notamment quand l’autorisation d’association a enfin été accordée aux étrangers, ce qui a provoqué du même coup une floraison d’association.
conclut Michel Lefranc qui, s’il ne milite plus, reste, comme il le dit très intéressé par la Fasti qui est une partie de lui.
Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les mêmes questions se reposent