Guillaume Opély, invité en tant qu'intervenant par la Fasti et auteur de "Dix ans en France, l'œil de l'immigré ", a notamment insisté sur la croissance du phénomène des femmes migrantes en soulignant qu'aujourd'hui « plus de 52% des migrants sont des migrantEs ». Il a aussi cité l'exemple de l'Amérique du Sud où la proportion des femmes chez les migrants est encore plus grande et atteint 60%. Il a ajouté que : « sur 10 personnes qui quittent aujourd'hui l'Afrique subsaharienne, on compte au moins six femmes ». Un phénomène qu’il lie à la structure du marché du travail dans les pays du Nord très demandeur en emplois de services d’aide aux personnes.
Mais a-t-il ajouté « cela pose d’autres questions et notamment celle de la vulnérabilité des femmes qui peuvent subir des violences lors de leurs déplacements et sont souvent à la merci des passeurs et des autorités. »
Le point positif à cette évolution est que « les femmes sont maintenant des actrices du développement. De plus elles ont acquis leur autonomie financière et sont devenues partie prenante des décisions ».
Enfin, il a conclu sur la nécessité pour les Africains de se débarrasser de deux complexes qui paralysent l’Afrique d’une part celui du « complexe du blanc » et d’autre part celui du « complexe de celui qui est resté longtemps à l'école ». Car, a-t-il souligné, « si on n'en passe pas par là on ne se débarrassera pas de la question du développement. »