Redynamiser la Fasti afin qu’elle soit dans une logique d'outil fédéral
En prévision du Congrès, le GASProm s’est réuni plusieurs fois pour réfléchir à la vie future de la
Fasti. De ces réunions est ressortie la contribution suivante.
La Fasti, comme son nom l’indique est une Fédération d’associations présentes sur l’ensemble du territoire français. La Fasti, par le biais des différentes Asti, bénéficie d’un contact et d’une connaissance du terrain incontestables. Si cela constitue indéniablement un point extrêmement positif dont la Fasti ne doit en aucun cas s’éloigner, il engendre néanmoins une difficulté de suivi de la Fédération, au niveau du siège, ainsi qu’à celui des différents collectifs parisiens et nationaux.
À ce titre, nous pouvons nous demander quel poids peut représenter une organisation absente des réunions de travail. Mais d’un autre côté, comment peut-elle être représentée par des militant·e·s du Bureau National éparpillé·e·s sur l’ensemble du territoire et qui ont du mal à se réunir alors que les réunions se trouvent en pleine semaine, à des horaires de journée? Cette question reste pour le moment en suspens.
La Fasti possède une forte capacité d’action et des ressources conséquentes. Même si durant ces deux dernières années, l’activité a paru quelque peu restreinte pour les Asti, la Fasti constitue tout à la fois un organe de ressources fonctionnant en interne (ressources juridiques, ressources pour l’alphabétisation, réseaux de travail, de contacts, etc.) et une organisation pouvant s’investir dans des projets internationaux. Ces derniers, tel que le Forum Mondial de l’Immigration à Madrid, permettent de nouer des contacts et d’envisager d’éventuels partenariats et travaux avec des organisations du « Sud ».
Grâce aux différentes commissions de la Fédération, le champ d’action des luttes est très large. Au regard de l’activité des antennes locales, on remarque que l’alphabétisation est l’activité la plus dynamique. Ainsi, au même titre que les commissions Nord-Sud, Jeunesse, Femmes ou Séjour, ne serait-il pas opportun d’envisager la formation d’une commission Droit à la Langue Pour Tou·te·s ?
En effet, la mise en commun des expériences, l’éventuelle mise en place d’une formation des militant·e·s, l’élaboration d’un document de travail qui pourrait être fourni aux Asti, etc., seraient des pistes pour renforcer encore cette commission, toujours dans la volonté de développer encore un peu plus l’outil fédéral. Mais la force d’une telle Fédération réside essentiellement dans la force militante qui la compose. À cet effet, la Fasti se doit d’avoir une politique d’échanges entre les Asti (échanges sur les actions politiques nationales avec d’autres associations ou collectifs, ainsi qu’au niveau interne de l’organisation). Les associations locales doivent être informées de « l’état de santé » de leur Fédération. La Fasti doit aussi être une véritable plateforme d’échanges entre les Asti elles-mêmes, pour les mettre en relation et donc optimiser au maximum l’efficacité des luttes engagées. Outre l’aspect échange politique ou pratico-pratique appelons- le comme nous le souhaitons, il s’agit aussi de connaître les autres qui militent pour les mêmes causes. Cependant, les Asti se doivent aussi d’avoir un retour sur la Fédération encore une fois tant sur l’interne que sur l’externe. Pour vivre, la Fasti a avant tout besoin de connaître les actions au niveau local des Asti : avoir une vision de l’étendue des projets menés dans les différentes antennes est capital.
Cela prouve encore une fois que le combat de la fédération n’est pas mort et qu’il continue bel et bien!
GASPROM
Asti de Nantes