Mondialisation et migration mettre fin à l’exploitation
Depuis quarante ans la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays de ce continent. Cette assise d’exploiteuse attitrée de l’Afrique, la France la doit à son histoire. Cette histoire qui l’assimile aux Droits de l’Homme et qui d’autre part lui avait assuré la première place des pays bénéficiaires du Commerce Triangulaire. Cette France, qui non satisfaite de son propre territoire, est partie sur les routes du monde pour y prêcher la bonne parole et par la même y prélever quelques ressources.
Cette période peu honorable, la colonisation, n’est plus à l’ordre du jour... On ne tolère plus l’image du blanc ou de la blanche ayant son ou sa noir·e attitré·e, l’image du·de la riche propriétaire foncier possédant des exploitations de café à ne plus savoir qu’en faire, l’image de ce bon colonial au grand casque blanc partant à la chasse au crocodile avec toute une troupe d’indigènes portant ses bagages...
Non de nos jours nous sommes plus civilisé·e·s. Nous parlons d’aspect
« positif » de la Colonisation, la France aide les pays africains par le biais de l’Aide Publique au Développement (seulement 2 ou 3% servent à lutter contre la pauvreté), par le développement solidaire, elle leur offre une force de protection militaire (ou occupation, on n’a jamais très bien su...), elle accueille de bon·ne·s immigré·e·s sur son territoire (pas avant le bac+5, les autres peuvent rentrer chez elles·eux).
La politique française et plus largement occidentale vis-à-vis du Sud n’est régie que par des valeurs purement capitalistes n’incluant aucune dimension humaine ou sociale. Tout n’est que profit, enrichissement, exploitation, soumission, corruption.
Le système politique dans lequel se trouve le monde actuellement pousse les différents États, communautés... à se battre afin de s’assurer une place confortable. À écouter les moyens de communication au service de ce système, aucun autre mode de vie n’est viable. C’est celui-là qui marche et cela s’arrête là.
Il marche tant et si bien que des peuples entiers se retrouvent à devoir migrer, que lors d’une crise, les dirigeantes ne sont pas touchés mais le chômage sévit, la famine apparaît, les services publics diminuent pour devenir toujours plus élitistes. Pour des arrangements entre quelques dirigeantes vis à vis de pétrole, de gaz ou autre ressource naturelles, une guerre est inévitable et y fera des centaines de milliers de mort·e·s innocent·e·s mais cela en valait la peine...
Derrière des paravents aux images de solidarité se cache une toute autre réalité de notre système politique! Fort de sa soi-disant solidité, il vient en donneur de leçon et en conquérant pour appliquer partout le même schéma de fonctionnement ne tenant compte ni de la culture du milieu, ni de la population, ni du mode de vie, ni de la situation politique provoquant une exploitation des pays et des hommes de ce monde. Seule une poignée d’hommes et de femmes dirigent le monde sans se soucier des milliards d’autres.
Nous dénonçons ce système d’exploitation du monde. Ce système exploite non seulement les pays du Sud, mais aussi les pays du Nord. Certes sous d’autres formes mais l’exploitation y est toujours forte. La commission Nord-Sud de la Fasti dans le cadre de son travail fédéral de sensibilisation, de dénonciation, de formation, se positionne pour que cesse l’exploitation géopolitique de ce monde et exige de la France que cesse immédiatement cette politique néocoloniale envers les pays du sud. Nous exigeons aussi l’abrogation de la dette et le démantèlement de tout organisme décisionnel et non démocratique tel que l’OMC et le FMI qui contribuent à l’exploitation de ces pays.
Lucas MIGLIASSO
Président de la Fasti-Nantes