<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Congrès de la Fasti</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/</link><description>Congrès de la Fasti</description><item><title>[article] Recueil des Contributions</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/recueil-des-contributions</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 02:03:20 GMT</pubDate><description>&lt;p&gt;Pour le 22ème Congrès de la FASTI, nous avons réalisé un recueil de contributions téléchargeable ici&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fasti.org/IMG/pdf/Publication_Contributions_22e_Congres_Basse_Def.pdf&quot;&gt;http://www.fasti.org/IMG/pdf/Publication_Contribu(...)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ou consultable sur ce site dans la rubrique &amp;quot;contributions&amp;quot;&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/recueil-des-contributions</guid></item><item><title>[article] De la manière de tisser un lien pérenne entre professionnel-le-s du Droit et Monde Associatif dans le cadre de la lutte solidaire aux côtés des personnes sans-papier</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/de-la-maniere-de-tisser-un-lien-perenne-entre-professionnel-le-s-du-droit-et-monde-associatif-dans-le-cadre-de-la-lutte-solidaire-aux-cotes-des-personnes-sans-papier</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 02:01:05 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De la manière de tisser un lien pérenne entre professionnel-le-s du Droit et Monde Associatif&lt;br /&gt;dans le cadre de la lutte solidaire&lt;br /&gt;aux côtés des personnes sans-papier&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Le GASProm a commencé à tisser des liens avec les professionnel·le·s du Droit, les avocat-e-s dans les années 70. A la fin des années 70, nous nous sommes de nouveau battu·e·s sur le terrain du Droit lorsque les premiers jeunes, dits de la « deuxième génération », ont été expulsés dans le cadre des Lois Bonnet-Stoléru. À ce moment là, nous avons repris la lutte contre les expulsions en mettant en place avec d’autres acteur·trice·s du monde associatif et militant·e·s nantais·es un collectif : le Collectif Immigration. Et dès cette époque-là, nous avons travaillé avec des avocats – ils étaient alors deux – à la fois proches de la ligne politique que nous défendions à l’Asti et aussi proche de l’organisation.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; créer une dynamique de travail et entretenir la confiance avec les avocat·e·s &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C’est donc en nous appuyant sur ces éléments : des avocat·e·s, un collectif uni autour d’un même objectif où chacune des organisations mettaient de côté ses divergences politiques au profit de la seule action concrète que nous avons pu lancer cette dynamique qui se poursuit aujourd’hui.&lt;br /&gt;Le Collectif Immigration a changé de nom à plusieurs reprises mais nous y avons toujours lutté aux côtés du même noyau d’organisations comme la LDH ou encore le MRAP. Il est important de noter aussi que nous avons été accompagné par des organisations syndicales.&lt;br /&gt;Dans les années 80, le GASProm-Asti de Nantes a grossi et dépassé les 150 adhérents·e·s. Parallèlement, nous avons continué de cheminer aux côtés des avocat·e·s. Et il faut souligner ici que le fait d’avoir côtoyé, travaillé avec des avocat·e·s qui soient non seulement proches des idées que nous défendons mais aussi de l’organisation GASProm nous a toujours permis de maintenir une certaine dynamique mais également une certaine technicité dans nos permanences juridiques.&lt;br /&gt;De plus, il est tellement fréquent et facile de s’en prendre aux autres dans des périodes de recul : les&lt;br /&gt;avocat·e·s critiquant les associatifs pour leur incompétence et les militant·e·s critiquant les avocat·e·s pour leur vénalité. C’est en maintenant ce lien avec des avocat·e·s qui réfléchissaient à la fois en tant que militant·e·s et qu’avocat·e·s que nous avons toujours pu éviter les crises qui auraient mis un terme à cette dynamique d’action commune.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; des réunions spécifiques consacrées aux questions juridiques &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Quitte à me répéter, je souligne que le travail en Collectif – aujourd’hui UCIJ – comme la collaboration avec des avocat·e·s est une construction permanente. Une volonté consciente du GASProm. Il y a eu de nombreux débats entre militant·e·s associatifs mais au terme de ces discussions, nous avons toujours donné la priorité à l’unité d’action.&lt;br /&gt;Durant une dizaine d’années, les professionnel·le·s du Droit, qui pour certain·e·s étaient membres du GASProm participaient aux Commissions juridiques mensuelles. Mais comme nous ne débattions pas que de questions juridiques – de nombreux points concernant la vie interne du GASProm étaient aussi abordés avec des débats parfois houleux, nous étions arrivé·e·s à une des limites du système. Aussi depuis quinze ans maintenant, nous avons mis en place une réunion mensuelle spécifique entre la Commission Juridique et les professionnel·le·s du Droit. Ces réunions, dégagées des scories organisationnelles – nous permettent de remplir trois objectifs. D’abord répondre aux questions juridiques soulevées lors des permanences afin de mieux venir en aide aux migrant·e·s qui poussent la porte de notre local rue Fouré. Ensuite se concerter sur des initiatives communes entre professionnel·le·s et militant·e·s. Ainsi nous nous « partageons la tâche » quant à savoir si ce sont les avocat·e·s qui interpelleront en interne un·e Procureur·e sur sa pratique ou si ce sera le Collectif qui devra mettre la question sur la place publique, par exemple. Enfin, nous profitons de ces réunions pour échanger nos appréciations sur les décrets à venir, les projets de loi afin d’anticiper sur les prochaines luttes à mener.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; toujours Laisser le débat idéologique à l’arrière-plan &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Au fur et à mesure, nous avons ouvert ces réunions à nos partenaires du Collectif. Et il ne viendrait plus à l’esprit de personne de dire « cette réunion n’est ouverte qu’aux membres du GASProm ». D’ailleurs, ce ne sont plus des avocat·e·s qui viennent en leur nom c’est désormais la Commission droit des Étrangers du Barreau de Nantes qui vient. Aujourd’hui, nous en sommes à la quatrième génération d’avocat·e·s qui travaillent avec nous.&lt;br /&gt;Il faut d’ailleurs souligner que les formations que nous organisons en binôme chaque année avec les avocat·e·s sont validées par le Barreau comme des temps de formation pour les apprenti·e·s avocat·e·s. Cela permet de montrer tant aux professionnel·le·s du Droit qu’aux militant·e·s que le travail est fait en commun.&lt;br /&gt;Si je dois tirer un enseignement de ces presque trente années de travail et de luttes au sein du Collectif et avec des professionnel·le·s du Droit c’est qu’il faut toujours laisser le débat idéologique à l’arrière-plan. Seule la question de la réalité doit se poser : quelles attaques subissent les personnes dont nous sommes solidaires ? Quelles ripostes pourrons-nous opposer au pouvoir en place ? Aussi faut-il, à mon sens, toujours partir des problèmes rencontrés, par exemple lors d’une permanence d’accueil, pour chercher à tisser des liens tant avec d’autres associatifs, sans présupposé idéologique, qu’avec des professionnel·le·s. Il faut chercher à être un moteur pour atteindre une masse critique qui vous permette de faire de votre Asti une organisation qui vive de manière autonome et ne soit pas tributaire de la présence de tel·le ou tel·le militant·e...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pierre jourdain&lt;br /&gt;Asti de Nantes&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette contribution a été recueillie et mise en forme par Simon Mazurelle&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/de-la-maniere-de-tisser-un-lien-perenne-entre-professionnel-le-s-du-droit-et-monde-associatif-dans-le-cadre-de-la-lutte-solidaire-aux-cotes-des-personnes-sans-papier</guid></item><item><title>[article] Du fonctionnement du siège de la Fasti un avis sur les enjeux, les difficultés et les pistes de solutions</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/du-fonctionnement-du-siege-de-la-fasti-un-avis-sur-les-enjeux-les-difficultes-et-les-pistes-de-solutions</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:58:16 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Du fonctionnement du siège de la Fasti&lt;br /&gt;un avis sur les enjeux, les difficultés et les pistes de solutions&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Ces deux dernières années, les salarié·e·s de la Fasti ont dû faire face à une de ces crises qui secoue régulièrement la fédération. Il a fallu tenir, tant bien que mal, et faire face aux difficultés financières et structurelles de la fédération en comptant sur un nombre relativement réduit de bénévoles.&lt;br /&gt;Lorsqu’il y a plus de 40 ans les Asti ont décidé de se doter d’une structure fédérale, il paraissait évident que l’objectif était avant tout de s’unir afin de tenir bon selon le vieil adage « l’union fait la force ». Le mouvement associatif a évolué et même si cela fait débat encore aujourd’hui, nous avons acquis la conviction qu’un siège ne pouvait fonctionner autrement qu’en s’appuyant sur le travail de salarié·e·s militant·e·s, ayant des compétences spécifiques et une bonne connaissance non seulement du mouvement des Asti mais également des enjeux nationaux et supra-nationaux.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; des salarié·e·s polyvalent·e·s &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ainsi, à notre avis, le profil type du·de la salarié·e de la Fasti est celui d’un·e coordinateur·trice, militant·e, ayant en externe un bon sens de la communication, maîtrisant les enjeux en terme d’actions partenariales, doté de connaissances techniques (informatique, comptabilité) et d’une culture politique. Elle·il doit être apte à tisser des liens, à construire des ponts entre les différent·e·s acteurs·trices du réseau et savoir identifier des personnes ressources pour les solliciter en intégrant le nécessaire équilibre entre vie professionnelle, vie privée et engagement politique. En interne le·la salarié·e doit être apte à accomplir son travail de : mobilisation des bénévoles; diffusion d’informations; d’organisation de rencontres, de formations ou de tout autre type d’évènements, dont il peut avoir la charge d’assurer l’animation.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; mettre en synergie les asti et les bénévoles &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce profil de poste ne peut fonctionner que dans une situation normale. Car l’exigence augmente en situation de crise. Pire, la crise génère très rapidement la démobilisation de nombreux·ses bénévoles mais également de certain·e·s membres du Bureau National. Celles·ceux-ci, investi·e·s d’une tâche particulièrement complexe, restent des bénévoles dans leurs Asti respectives mais endossent le rôle d’employeur·euse quand ils·elles arrivent au sein des instances fédérales.&lt;br /&gt;Au-delà de la difficulté de trancher des points politiques parfois obscurs voire abscons - en lien, par exemple, avec les enjeux européens ou internationaux- ce rôle d’employeur·euse implique la mise en place et la garantie d’un cadre de fonctionnement du siège.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; une équipe réduite et des enjeux toujours plus grands &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Très concrètement, l’année qui vient de s’écouler, un partie du BN démissionnaire n’a plus donné signe de vie, une partie a réagi sporadiquement aux sollicitations du siège, ce qui dans le fonctionnement actuel est extrêmement problématique, des décisions urgentes engageant la survie de la fédération ayant dû être prises. Les salarié·e·s ont eu bien souvent le sentiment qu’ils devaient être les garants du cadre juridique et procédurale de la fédération. La troisième partie du BN restée active, et reposant sur quatre personnes tout au plus, a été surexploitée, ceci entraînant bien souvent des incompréhensions et des mélanges de genre tout à fait regrettables. L’expérience vécu par le dernier secrétaire général a prouvé si besoin était qu’un Bureau National démissionnaire (c’est-à-dire une instance qui n’exerce pas ses prérogatives de contrôle des projets, actions et comptes) mène invariablement à de grandes difficultés. Tant et si bien que le travail de mobilisation et de soutien des Asti a été totalement sacrifié à la « lutte » pour la survie financière de la fédération. Rappelons ici que la Fasti est une fédération qui travaille avec, par exemple la Cimade, la LDH, Amnesty International mais qui ne compte que trois salarié·e·s et demi, celles·ceux de ses partenaires se comptent en centaines... Il est donc urgent de re-penser la stratégie financière de la fédération afin de renforcer l’équipe. Tant que nous serons si peu nombreux nous ne pourrons faire que de l’à peu près.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; privilégier l’action et la solidarité avec les migrant·e·s &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Les Asti étant très diverses en terme d’activités, d’orientations et d’objectifs il est primordial de permettre à chacune de trouver sa place dans le mouvement, sans jugement. Il est également primordial que la fédération reste un espace de liberté pour les Asti, qui sont parfois tenues de « mesurer » leurs positions au niveau local (subventions municipales, régionales…) mais qui trouvent dans la Fasti un espace où les revendications peuvent être plus radicales. Quoiqu’il en soit la Fasti doit rester un espace de débat, d’ouverture sans positionnement dogmatique qui ne représente pas une entrave pour les Asti. Nous devons non pas nous diviser sur des questions politiques mais bien nous unir autour de celles et ceux dont nous nous affirmons solidaires : les migrantes et les migrants.&lt;br /&gt;Même si les relations BN/salarié·e·s ont toujours été plutôt empreintes de confiance, il est primordial que la mise en place d’un cadre plus formel se fasse le plus rapidement possible. Aussi il nous semblerait important de co-rédiger une charte de fonctionnement du siège, de mettre en place des procédures. Et ce afin de rétablir une hiérarchie normale des reponsabilités et des légitimités pour donner au BN, qui sera élu à l’issue de ce Congrès, la maîtrise des orientations dans un cadre opérationnel clair.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;équipe des salarié·e·s&lt;br /&gt;Fasti-paris&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/du-fonctionnement-du-siege-de-la-fasti-un-avis-sur-les-enjeux-les-difficultes-et-les-pistes-de-solutions</guid></item><item><title>[article] Redynamiser la Fasti afin qu’elle soit dans une logique d'outil fédéral</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/redynamiser-la-fasti-afin-qu-elle-soit-dans-une-logique-d-outil-federal</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:54:57 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Redynamiser la Fasti afin qu’elle soit dans une logique d&apos;outil fédéral&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; En prévision du Congrès, le GASProm s’est réuni plusieurs fois pour réfléchir à la vie future de la&lt;br /&gt;Fasti. De ces réunions est ressortie la contribution suivante. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Fasti, comme son nom l’indique est une Fédération d’associations présentes sur l’ensemble du territoire français. La Fasti, par le biais des différentes Asti, bénéficie d’un contact et d’une connaissance du terrain incontestables. Si cela constitue indéniablement un point extrêmement positif dont la Fasti ne doit en aucun cas s’éloigner, il engendre néanmoins une difficulté de suivi de la Fédération, au niveau du siège, ainsi qu’à celui des différents collectifs parisiens et nationaux.&lt;br /&gt;À ce titre, nous pouvons nous demander quel poids peut représenter une organisation absente des réunions de travail. Mais d’un autre côté, comment peut-elle être représentée par des militant·e·s du Bureau National éparpillé·e·s sur l’ensemble du territoire et qui ont du mal à se réunir alors que les réunions se trouvent en pleine semaine, à des horaires de journée? Cette question reste pour le moment en suspens.&lt;br /&gt;La Fasti possède une forte capacité d’action et des ressources conséquentes. Même si durant ces deux dernières années, l’activité a paru quelque peu restreinte pour les Asti, la Fasti constitue tout à la fois un organe de ressources fonctionnant en interne (ressources juridiques, ressources pour l’alphabétisation, réseaux de travail, de contacts, etc.) et une organisation pouvant s’investir dans des projets internationaux. Ces derniers, tel que le Forum Mondial de l’Immigration à Madrid, permettent de nouer des contacts et d’envisager d’éventuels partenariats et travaux avec des organisations du « Sud ».&lt;br /&gt;Grâce aux différentes commissions de la Fédération, le champ d’action des luttes est très large. Au regard de l’activité des antennes locales, on remarque que l’alphabétisation est l’activité la plus dynamique. Ainsi, au même titre que les commissions Nord-Sud, Jeunesse, Femmes ou Séjour, ne serait-il pas opportun d’envisager la formation d’une commission Droit à la Langue Pour Tou·te·s ?&lt;br /&gt;En effet, la mise en commun des expériences, l’éventuelle mise en place d’une formation des militant·e·s, l’élaboration d’un document de travail qui pourrait être fourni aux Asti, etc., seraient des pistes pour renforcer encore cette commission, toujours dans la volonté de développer encore un peu plus l’outil fédéral. Mais la force d’une telle Fédération réside essentiellement dans la force militante qui la compose. À cet effet, la Fasti se doit d’avoir une politique d’échanges entre les Asti (échanges sur les actions politiques nationales avec d’autres associations ou collectifs, ainsi qu’au niveau interne de l’organisation). Les associations locales doivent être informées de « l’état de santé » de leur Fédération. La Fasti doit aussi être une véritable plateforme d’échanges entre les Asti elles-mêmes, pour les mettre en relation et donc optimiser au maximum l’efficacité des luttes engagées. Outre l’aspect échange politique ou pratico-pratique appelons- le comme nous le souhaitons, il s’agit aussi de connaître les autres qui militent pour les mêmes causes. Cependant, les Asti se doivent aussi d’avoir un retour sur la Fédération encore une fois tant sur l’interne que sur l’externe. Pour vivre, la Fasti a avant tout besoin de connaître les actions au niveau local des Asti : avoir une vision de l’étendue des projets menés dans les différentes antennes est capital.&lt;br /&gt;Cela prouve encore une fois que le combat de la fédération n’est pas mort et qu’il continue bel et bien!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GASPROM&lt;br /&gt;Asti de Nantes&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/redynamiser-la-fasti-afin-qu-elle-soit-dans-une-logique-d-outil-federal</guid></item><item><title>[article] Pour un fonctionnement plus fédéral de notre mouvement</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/pour-un-fonctionnement-plus-federal-de-notre-mouvement</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:53:12 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un fonctionnement plus fédéral de notre mouvement&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Notre mouvement a vécu ces derniers mois des périodes extrêmement difficiles qui l’ont placé parfois dans de grandes difficultés et une extrême précarité. Devant cet état de fait plusieurs points sont apparus quant à notre fonctionnement et notre organisation qui ont, sans nul doute, contribué aux difficultés rencontrées. Quelques pistes peuvent être néanmoins avancées pour tenter d’améliorer le fonctionnement de notre Fédération :&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; mise en valeur des ressources du réseau des Asti &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La Fasti se devrait, notamment par l’intermédiaire de son siège, de mettre en valeur les ressources (les personnes ressources) du Mouvement et les rendre accessibles à toutes les Asti. Ainsi certaines Asti du fait de leurs particularités locales ou de leurs liens établis avec le tissu militant local ont entamé des travaux, des réflexions d’une grande richesse pour notre mouvement et qui se doivent d’être le plus possible mutualisés. En effet, ces expériences de terrain sont la richesse de notre mouvement, nos partenaires nationaux ne s’y trompent d’ailleurs pas. Il conviendrait de redéfinir éventuellement les postes du siège à l’heure actuelle et ce afin de permettre une meilleure efficacité et une meilleure mise en avant des ressources de notre mouvement afin de mieux les mutualiser.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; utiliser davantage le web &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’utilisation des outils informatiques et des moyens de communication modernes, malgré les réserves qui peuvent être formulées deviennent des outils incontournables pour nos travaux et notamment dans le développement des travaux en relation avec l’international (Europe voire même avec les pays de départ, etc...). De plus l’utilisation de ces outils permettrait de réduire de manière substantielle les coûts et de mobiliser rapidement les réseaux et militant·e·s (à l’image du RESF) mais ne remplace aucunement nos rencontres, ces outils doivent nous permettre d’améliorer notre travail et d’élargir nos champs d’action et de tisser de vrais liens internationaux.&lt;br /&gt;La Fasti devrait également faire un véritable effort de vulgarisation et d’accès le plus large possible à ses travaux. La traduction des documents qu’elle sort et ce en plusieurs langues peut favoriser ainsi une meilleure compréhension et implication d’une partie du public de migrant·e·s.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; s’ouvrir davantage &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La Fasti devrait également rendre ses travaux plus accessibles par le biais des outils informatiques à un large public. Certaines commissions de travail devraient ainsi pouvoir s’ouvrir au travail avec un public de sympathisant·e·s ou extérieur·e·s aux Asti mais intéressé·e·s par le travail avec les Asti et la Fasti et ce afin de renforcer notre mouvement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Thibaut Lemière&lt;br /&gt;Président de la Fasti-Caen&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/pour-un-fonctionnement-plus-federal-de-notre-mouvement</guid></item><item><title>[article] La Solidarité n'est pas un délit</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/la-solidarite-n-est-pas-un-delit</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:51:01 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Solidarité n&apos;est pas un délit&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Tout d’abord, je voudrais dire que nous n’entendons évidemment pas, par cette action de contestation du délit de solidarité, occulter en quoi que ce soit la répression qui frappe en premier lieu et sans commune mesure avec celle dont peuvent être victimes les aidant·e·s, les personnes étrangères sans papiers, et également l’immigration régulièrement installée en France victime de discriminations multiples et incessantes.&lt;br /&gt;Le Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, explique, dans sa lettre du 7 avril adressée aux président·e·s d’associations que les récentes interpellations et poursuites engagées contre des militant·e·s de la solidarité, ont été ordonnées « par la Justice, et non par son administration ». Le&lt;br /&gt;Ministre galèje-t-il, quand il feint d’ignorer les pressions incessantes exercées par le pouvoir pour&lt;br /&gt;instrumentaliser la Justice à des fins partisanes, pour tenter d’ébranler le principe sacré de la séparation des pouvoirs, pressions et remises en cause que ne cessent de dénoncer un certain nombre de syndicats de magistrat·e·s et d’avocat·e·s ?&lt;br /&gt;Rappelons d’abord que l’article L.622-1 du CESEDA (Code de l’entrée, du séjour des étrangers et du droit d’asile) contesté par les associations, qui a introduit la possibilité de sanctionner de cinq ans d’emprisonnement et de trente mille euros d’amende « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France » a purement et simplement gommé la mention d’aide « dans un but lucratif » mentionnée dans la directive européenne n°2002-90 du 28 novembre 2002, qu’il se proposait de transcrire en Droit français. Cette directive préservait de poursuite l’aide apportée par des associations ou des personnes à titre bénévole. D’ailleurs le principe même de cet article est-il réellement fondé ? S’il s’agit uniquement, comme l’affirme le Ministre, de sanctionner par l’article L.622-1 du CESEDA, « les filières exploitant de manière indigne la misère humaine », les juges ont à leur disposition dans le Code Pénal tout l’arsenal nécessaire pour poursuivre et sanctionner les trafic d’êtres humains. Il faudrait donc à tout le moins que la loi française réintroduise cette précision permettant de lever toute équivoque, ce qu’inscrit la proposition de loi déposée par la gauche. Mais au-delà...en ce qui concerne par exemple les « passeur·euse·s » incriminé·e·s, plutôt que de stigmatiser sans fin de nouvelles catégories de personnes, les gouvernants ne seraient-ils pas plus avisés de regarder en face les désastres humains, écologiques, économiques et politiques générés par leurs politiques : inégalité croissante des échanges Nord-Sud, pillage des richesses matérielles et humaines qui contraignent à l’exil un nombre croissant de personnes ? Le pêcheur sénégalais qui vivait dignement dans son métier, dépossédé de son outil de travail par les firmes multinationales, est-il coupable de mettre son embarcation au service des personnes qui, comme lui sans doute, n’ont plus d’autres moyens de survie que l’exil ? Les trafics en tous genres ne sont que la conséquence de politiques désastreuses qu’il est aujourd’hui criminel de ne pas remettre en cause.&lt;br /&gt;Quant à la répression qui ne cesse de s’aggraver, à l’encontre des sans papiers et des personnes qui les soutiennent, elle ne saurait se résumer au seul article du CESEDA contesté.&lt;br /&gt;Cette répression est multiforme :&lt;br /&gt;- Surveillance, contrôles et fichages multiples&lt;br /&gt;- Incitation à la dénonciation qui aggrave la suspicion pesant sur les personnes déjà victimes&lt;br /&gt;d’exclusions multiples&lt;br /&gt;- Personnes morales et financières qui génèrent dans les pratiques sociales et administratives des interprétations restrictives et des dérapages inquiétants, tels que celui qui impose la régularité du séjour non exigée en droit, pour un hébergement d’urgence.&lt;br /&gt;- Politique de résultat et de quotas imposée à la police et aux bureaux des étrangers,&lt;br /&gt;- Répression financière qui est en train d’ôter à de nombreuses associations les moyens de poursuivre leur action de conseil et de soutien juridique pourtant indispensable pour se défendre contre des décisions iniques...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; en guise de conclusion &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le Ministre de l’Identité Nationale est incité par une lettre du Président de la République publiée le 7 avril 2009 à renforcer la place des « emblèmes de la République, de sa langue, de son drapeau, de son hymne, des valeurs contenues dans sa devise « Liberté, Egalité, Fraternité », et la Marianne... »&lt;br /&gt;La Liberté bafouée, l’Egalité déniée, la Fraternité aux oubliettes, la Marianne à la matraque ... ne sont-elles pas hélas, devenues les oripeaux d’une République aux abois dont il fut pourtant rappelé solennellement le 10 décembre dernier qu’elle devait être fondée sur d’autres valeurs !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Odile SCHWERTZ-FAVRAT&lt;br /&gt;présidente de la Fasti-Valence&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/la-solidarite-n-est-pas-un-delit</guid></item><item><title>[article] De la question... des rapports Nord/Sud</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/de-la-question-des-rapports-nord-sud</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:48:17 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De la question... des rapports Nord/Sud&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;La question des inégalités entre pays riches et pays dits « pauvres » regroupée dans la terminologie des Rapports Nord / Sud devient aujourd’hui un enjeu essentiel pour la question des migrations. En effet bien avant d’être un·e immigré·e, les migrant·e·s sont des émigrant·e·s. Et ceci le gouvernement l’a fort bien compris en développant au sein de son Ministère de l’immigration la question du « co-développement » devenu « développement solidaire ». Le gouvernement veut grâce à ce ministère de la Colonisation, porter la bataille contre l’immigration sur le champs des pays de départ et de transit par le biais de la question du développement de ces pays.&lt;br /&gt;Il est ainsi essentiel de lutter contre les idées reçues concernant ces rapports entre migrations et développement tout en soulignant les liens évidents mais peu mis en lumière entre ces notions. La Fasti ne doit pas non plus s’engager « tête baissée » dans des projets qui excluent trop souvent les premièr·e·s concerné·e·s quand ils ne cherchent pas à reproduire des modèles occidentaux et notamment un modèle de développement aux conséquences catastrophiques (comme on le voit de plus en plus aujourd’hui). Pour ce faire nous devons plus que jamais opposer au développement solidaire et ethnocentrique encouragé par l’État ou par des mécènes inconscient·e·s; un développement endogène et autocentré autrement dit par et pour les peuples ! Il faut plus que jamais rappeler que la misère et la souffrance des peuples ne sont pas inéluctables elles sont issues de rapports inégalitaires d’injustices et de conflits entretenus par un système et un modèle de développement destructeurs tant sur le plan social et économique qu’environnemental...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; I) Rompre avec les idées reçues &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Qui sont celles et ceux qui partent rejoindre l’Europe ? Ce ne sont pas forcément les plus miséreux·ses qui partent et gagnent l’Europe. En effet, le durcissement des législations et la militarisation des frontières européennes et plus globalement des frontières des pays riches ne laissent plus beaucoup d’alternatives au plus miséreux·ses des migrant·e·s. De plus, la plupart des réfugié·e·s ne souhaitent pas s’éloigner de leur pays d’origine car migrant·e·s par la contrainte ils·elles souhaitent bien souvent se réinstaller dans leur pays originel (tel les réfugié·e·s palestinien·ne·s installé·e·s au Liban ou en Syrie ou encore les réfugié·e·s afghan·ne·s installé·e·s au Pakistan). La question se posera d’une tout autre manière avec des réfugié·e·s environementaux·les pour qui le retour semble plus compromis et qui posera de fait de nouveaux défis.&lt;br /&gt;La plupart de celles et ceux qui rejoignent l’Europe ont des moyens tant financiers qu’intellectuels et culturels. En effet, la barrière du coût de transports ne laisse que peu de place aux migrant·e·s fuyant la misère dont le voyage s’achève trop souvent dans les eaux de la Méditerranée ou de l’Atlantique. La politique d’immigration choisie a favorisé aussi l’immigration de migrant·e·s hautement qualifié·e·s et instruit·e·s qui restent les seul·e·s « accepté·e·s » dorénavant au sein de l’UE.&lt;br /&gt;Après le pillage économique et écologique, nous sommes donc à l’heure du retour du pillage humain. L’organisation du système de la dette du tiers monde a permis d’assurer des rentes et des revenus régulier aux bailleurs de fonds du Nord. Le pillage financier et économique pouvait ainsi commencer. Ce système de dépendance des pays dits pauvres à l’égard des pays dits riches a permis à ces derniers dans une vision tout à fait ethnocentriste, héritage du passé coloniale des puissances économiques, d’imposer des politiques néolibérales avec leur cortège de libéralisation aux conséquences dramatiques pour les populations (les Objectifs du Millénaire pour le Développement décrétés par l’Onu, qui devaient être remplis dans leur première phase en 2005 - l’objectif de l’accès à l’éducation pour toutes et tous ne le sera pas avant 2050 !!!). Cette dépendance consécutive aux dépendances coloniales (il n’y a pas eu véritablement rupture avec le mouvement de colonisation sauf cas très exceptionnel) a permis la poursuite de l’exploitation des ressources et matières premières nécessaires au modèle de développement adopté par les pays riches (pétrole, cobalt,uranium, ...). On a ainsi coutume de dire que l’Afrique est victime de ses richesses car si l’on se place sous l’angle des ressources et des matières premières le continent africain et les pays qui s’y trouvent sont les plus riches du monde !&lt;br /&gt;La dernière phase enclenchée par les politiques d’immigration choisie revient à l’organisation des pillages de la matière grise et à l’exploitation d’un salariat, taillable et corvéable à merci, prisonnier des législations xénophobes européennes. En effet, les objectifs de l’immigration choisie à la Sarkozy sont de capter des travailleur·euse·s et migrant·e·s hautement qualifié·e·s et instruit·e·s. Les privilèges accordés aux migrant·e·s scientifiques, la mise en place de la carte « compétence et talent » ou encore l’autorisation de séjour accordée à l’étudiant·e en fin de cycle de master pour trouver un emploi en « adéquation » avec sa formation, la liste des métiers « ouverts » à la régularisation en France, met en relief les intentions des gouvernants. Il s’agit d’organiser le pillage de la matière grise du Sud afin de stimuler et de rendre compétitif « notre matière grise ». Il s’agit dès lors de recruter des médecins ou des informaticien·ne·s...&lt;br /&gt;L’Europe et la France à la démographie déclinante montrent ainsi leur besoin de main-d’œuvre croissant, estimé par l’OCDE à quelques 80 millions en 2050. Une main d’œuvre dont elles disposent en partie et qu’elles souhaitent voir se précariser afin d’assurer des métiers peu qualifiés mais du coup peut coûteux en terme salarial; d’où la mise en place de ce que l’on appelle le phénomène de « délocalisation sur place ».&lt;br /&gt;Le système d’exploitation de la main d’œuvre des États tiers se trouve ainsi bien rôdé et divisé en deux catégories une captation et un pillage organisé d’une main d’œuvre hautement qualifiée que l’on souhaite plus docile et « flexible » et de l’autre une main d’œuvre maintenue dans une extrême précarité et souvent en situation irrégulière permettant de faire fonctionner à moindre coût certains pans des économies capitalistes (à l’image du prêt-a-porter ou plus flagrant encore à l’image de l’agriculture comme dans les Bouches-du-Rhône ou en Andalousie). Ainsi , les victimes des politiques agricoles imposées aux pays du Sud par le Nord et contraintes à l’émigration se retrouvent en partie acteur·trice·s des politiques qui les avaient chassées : exemple le cas des travailleur·euse·s saisonnier·e·s...&lt;br /&gt;Les migrations internationales ne sont pas une cause des crises mais bien une conséquence visible des effets dévastateurs du système néolibéral et du capitalisme financier.&lt;br /&gt;À titre d’exemple les passeurs de migrant·e·s venu·e·s du Sénégal et qui s’adonnent à leur funeste trafic vers les Canaries ou l’Europe sont devenus passeurs du fait de politiques décidées de manière multilatérales aux conséquences catastrophiques. Qui se souvient encore que ces passeurs n’étaient rien d’autre que des pêcheurs ? Oui mais voilà, en 2006, quand les tentatives de passage ont littéralement « explosé » entre Sénégal et Canaries ou entre Mauritanie et Canaries, le Sénégal et la Mauritanie avaient quelques mois plus tôt été contraints de vendre leurs concessions de pêche aux flottes industrialisées de l’UE. Ainsi, le poisson que l’on trouve sur les étals des grandes surfaces européennes est bien souvent originaire des eaux sénégalaises ou mauritaniennes. Que dire du coup de cette mise en concurrence entre une pêche artisanale et une pêche industrielle ? Quel autre choix pour les pêcheurs que celui de se rabattre sur un autre gagne pain avec la mer comme&lt;br /&gt;support ? Et qui embarquent-ils ces pêcheurs ? De plus en plus de femmes qui pour la plupart occupaient des emplois en lien avec l’activité des pêcheurs (traitement, conditionnement et vente des produits de la pêche...). Inutile de revenir sur la dernière dimension catastrophique du bradage de cette concession de pêche : le pillage des fonds marins qui paradoxalement a poussé cette même flotte européenne à descendre toujours plus au Sud.&lt;br /&gt;Voici un exemple des conséquences des politiques européennes, et en général des pays riches vis à vis de leur « périphérie » véritablement pillé de ces ressources et matière première avec en dernier lieu le pillage de la « matière grise » qu’organise l’immigration choisie à la française devenue modèle européen « grâce » au Pacte européen ratifié à l’automne dernier en octobre 2008.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; Le développement ne réduira pas les flux migratoires ! &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Contrairement à une idée trop répandue et devenue aujourd’hui politique par le biais du développement solidaire promu par le Ministère de la Colonisation; le développement ne réglera pas la question migratoire et n’empêchera pas les gens de partir, bien au contraire. S’il apparaît indéniable de lutter pour une « émigration choisie », il faut bien se rendre compte qu’à l’image de nos pays, le développement ne fera qu’amplifier le phénomène migratoire pour les populations. En effet, l’accès à un certain niveau de vie rend ainsi les moyens de transports beaucoup plus accessibles et réduit de ce fait les notions de distance et de temps, provoquant une mobilité accrue des populations ( aujourd’hui en Europe le nombre d’étudiant·e·s parti·e·s étudier à l’étranger par exemple a plus qu’explosé grâce au système d’aides mais aussi à la réduction des coûts de transport consécutive au développement et niveau de vie de nos pays).&lt;br /&gt;Alors, de ce fait, on est en droit de s’interroger sur les intentions réelles en matière de développement promu par le Ministère de la Colonisation. Quel est ce développement qui serait à deux vitesses dont la vocation ultime serait liberticide, car s’attaquant aux droits fondamentaux, et où la majeure partie de l’Humanité devrait rester chez elle du fait même de ses origines ? Pourquoi promouvoir le développement comme liberticide ou « droit de l’Hommicide » si ce n’est justement pour ne pas apporter et souhaiter de développement. Le système capitaliste à tout intérêt à maintenir une périphérie pauvre pour assurer le profit et la richesse d’une minorité.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt; &lt;strong&gt; II) Rompre avec la vision ethnocentriste et utilitariste du développement &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Cette vision utilitariste du développement promue aujourd’hui par les colons des pays riches n’a qu’un objectif : maintenir la majorité des États de la planète dans un état de dépendance afin d’assurer la richesse et la puissance d’une minorité. Le phénomène migratoire international n’est bien souvent qu’une conséquence, le reflet des drames qu’engendrent ces idéologies.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; Les transferts financiers comme vecteurs de dépendance et d’enrichissement &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’utilisation des transferts financiers, que l’on appelle communément co-développement, devient un support ou une courroie de transmission d’un modèle de développement « humanicide » (détruisant les Droits fondamentaux). À l’instar de l’arme que représente la Dette, la France et désormais l’Europe tentent de capter les transferts de fonds des migrants vers leur pays d’origine (et qui représente pas moins de trois fois l’Aide Publique au Développement), elles souhaitent utiliser ces fonds comme outils pour l’imposition de leur vision du développement. Le livret d’Épargne de « co-développement » ou dorénavant de Développement Solidaire doit ainsi servir à financer des projets définis dans des cadres bien précis - la plupart du temps à vocation commerciale, entreprenariale ou financière (CF texte de loi relatif à la maîtrise de l’immigration de novembre 2007).&lt;br /&gt;Ces captations représenteraient également une manne financière colossale notamment pour la société qui détient aujourd’hui un quasi monopole mondial sur les transferts de fonds : Western Union qui prélève ainsi jusqu’à 15% des sommes transférées (en tout 15% des 300 milliards de dollars expédiés par les migrants en 2006, alors que l’Aide Publique des pays riches ne représente que 100 milliards; somme qu’il faut bien évidemment comparer, si l’on souhaite parler de développement, au coût de la dette et notamment le service de la dette (remboursement de l’emprunt) qui représente chaque année entre 400et 500 milliards de dollars).&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; III ) Condamner toute forme d’impérialisme et d’interventionnisme telle que la Françafrique. &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Une condamnation légitime au nom du bon sens. En effet, ces impérialismes ont des cibles et des buts multiples mais le principal restant la mise en place de politiques libérales et de système d’économies capitalistes au mépris des peuples et de toute autre forme d’expression démocratique. Si aujourd’hui beaucoup de pays se trouvent sous le joug de gouvernements autocratiques et dictatoriaux c’est que la plupart du temps ils bénéficient de soutien des pays occidentaux qui y voient de bons alliés et des sources sûres de matières premières pour leur pillage planifié. Ainsi combien de régimes dictatoriaux ont été financés et ont financé leur répression avec les subsides versés soit par les États soit par les Institutions Financières Internationales (Banque Mondiale et FMI). Le Rwanda s’est vu ainsi accorder un prêt de plusieurs millions de dollars en 1993 qui a servi ensuite à l’achat de milliers de machettes sous couverts d’un discours officiel auprès des bailleurs illustrant une volonté de déboisement...&lt;br /&gt;Comment laisser ainsi sciemment nos gouvernants soutenir la répression (comme à Gafsa en Tunisie) et des gouvernements créant chaque année des milliers de persécuté·e·s et de réfugié·e·s ?&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; Une condamnation légitime au nom de la sauvegarde du Droit d’asile &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Comment concevoir ainsi que nos États puissent apporter leur soutien à des régimes autocratiques et dictatoriaux (soutien allant même jusqu’à la publication d’une liste farfelue de pays « sûrs » sur laquelle on retrouve assurément pour reprendre une expression françafricaine tout à fait gaulienne, « Les vieux amis de la France ») alors que nos pays se revendiquent comme une terre d’asile et d’accueil pour les réfugié·e·s ?&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; IV) La necessité d’établir des liens forts avec les associations de solidarité internationale &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’internationalisation de la question migratoire et des politiques qui en découlent nous poussent à tisser des liens de plus en plus importants avec d’autres associations écologistes ou de solidarité internationale.&lt;br /&gt;Ainsi la perception du développement conçu par les gouvernants à travers la question du développement solidaire, est agitée comme la solution aux départs de migrant·e·s. Comme si le développement des pays pauvres devaient se traduire par un renoncement à leurs libertés et droits fondamentaux. De plus, il est imbécile de croire que des sociétés dont les moyens de subsistances augmenteraient se sédentariseraient; l’effet serait inverse car la baisse du coût de moyens de transport des personnes ont toujours favorisé les phénomènes de déplacement.&lt;br /&gt;L’implication des gouvernants dans la question du développement mise en lien direct avec la question migratoire a des conséquences d’une extrême dangerosité. En effet, la volonté affichée de faire des acteurs·trices de la Solidarité Internationale des émissaires ou des agents au service d’un Ministère de la « Colonisation » et des politiques racistes et xénophobes. Face aux drames qui se multiplient du fait de la fermeture des frontières, nombreux sont celles et ceux qui souhaitent agir pour que les gens ne partent plus et n’agissent pas ou plus contre ces politiques criminelles de fermeture des frontières ou de pillages organisés des pays d’émigration. La stratégie contre laquelle nous devrons mettre en garde tient en l’utilisation de l’émotion suscitée par les drames pour établir des agents (volontaires ou non) aux services de ces lois liberticides et xénophobes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Thibaut Lemière&lt;br /&gt;Président de la Fasti-Caen&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/de-la-question-des-rapports-nord-sud</guid></item><item><title>[article] Mondialisation et migration mettre fin à l’exploitation</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/mondialisation-et-migration-mettre-fin-a-l-exploitation</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:43:14 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mondialisation et migration mettre fin à l’exploitation&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Depuis quarante ans la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays de ce continent. Cette assise d’exploiteuse attitrée de l’Afrique, la France la doit à son histoire. Cette histoire qui l’assimile aux Droits de l’Homme et qui d’autre part lui avait assuré la première place des pays bénéficiaires du Commerce Triangulaire. Cette France, qui non satisfaite de son propre territoire, est partie sur les routes du monde pour y prêcher la bonne parole et par la même y prélever quelques ressources.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; exploitation capitaliste et colonial &lt;/strong&gt;e&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Cette période peu honorable, la colonisation, n’est plus à l’ordre du jour... On ne tolère plus l’image du blanc ou de la blanche ayant son ou sa noir·e attitré·e, l’image du·de la riche propriétaire foncier possédant des exploitations de café à ne plus savoir qu’en faire, l’image de ce bon colonial au grand casque blanc partant à la chasse au crocodile avec toute une troupe d’indigènes portant ses bagages...&lt;br /&gt;Non de nos jours nous sommes plus civilisé·e·s. Nous parlons d’aspect&lt;br /&gt;« positif » de la Colonisation, la France aide les pays africains par le biais de l’Aide Publique au Développement (seulement 2 ou 3% servent à lutter contre la pauvreté), par le développement solidaire, elle leur offre une force de protection militaire (ou occupation, on n’a jamais très bien su...), elle accueille de bon·ne·s immigré·e·s sur son territoire (pas avant le bac+5, les autres peuvent rentrer chez elles·eux).&lt;br /&gt;La politique française et plus largement occidentale vis-à-vis du Sud n’est régie que par des valeurs purement capitalistes n’incluant aucune dimension humaine ou sociale. Tout n’est que profit, enrichissement, exploitation, soumission, corruption.&lt;br /&gt;Le système politique dans lequel se trouve le monde actuellement pousse les différents États, communautés... à se battre afin de s’assurer une place confortable. À écouter les moyens de communication au service de ce système, aucun autre mode de vie n’est viable. C’est celui-là qui marche et cela s’arrête là.&lt;br /&gt;Il marche tant et si bien que des peuples entiers se retrouvent à devoir migrer, que lors d’une crise, les dirigeantes ne sont pas touchés mais le chômage sévit, la famine apparaît, les services publics diminuent pour devenir toujours plus élitistes. Pour des arrangements entre quelques dirigeantes vis à vis de pétrole, de gaz ou autre ressource naturelles, une guerre est inévitable et y fera des centaines de milliers de mort·e·s innocent·e·s mais cela en valait la peine...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; mettre fin à la françafrique &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Derrière des paravents aux images de solidarité se cache une toute autre réalité de notre système politique! Fort de sa soi-disant solidité, il vient en donneur de leçon et en conquérant pour appliquer partout le même schéma de fonctionnement ne tenant compte ni de la culture du milieu, ni de la population, ni du mode de vie, ni de la situation politique provoquant une exploitation des pays et des hommes de ce monde. Seule une poignée d’hommes et de femmes dirigent le monde sans se soucier des milliards d’autres.&lt;br /&gt;Nous dénonçons ce système d’exploitation du monde. Ce système exploite non seulement les pays du Sud, mais aussi les pays du Nord. Certes sous d’autres formes mais l’exploitation y est toujours forte. La commission Nord-Sud de la Fasti dans le cadre de son travail fédéral de sensibilisation, de dénonciation, de formation, se positionne pour que cesse l’exploitation géopolitique de ce monde et exige de la France que cesse immédiatement cette politique néocoloniale envers les pays du sud. Nous exigeons aussi l’abrogation de la dette et le démantèlement de tout organisme décisionnel et non démocratique tel que l’OMC et le FMI qui contribuent à l’exploitation de ces pays.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lucas MIGLIASSO&lt;br /&gt;Président de la Fasti-Nantes&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/mondialisation-et-migration-mettre-fin-a-l-exploitation</guid></item><item><title>[article] Combattons l’Europe-forteresse</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/combattons-l-europe-forteresse</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:40:08 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Combattons l’Europe-forteresse&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Pourquoi Forteresse ? Parce qu’à l’image d’une forteresse elle se replie sur elle-même derrière ses frontières érigées en muraille en cas de crises ou de conflits mais ne cesse d’assurer domination et pillage organisé à son profit par quelques voies et portes bien gardées...&lt;br /&gt;Elle maintient, telles les forteresses féodales sa périphérie, dans une dépendance et une précarité qui lui sont nécessaires pour assoir son pouvoir et des rentes/tributs et revenus réguliers. Et lorsqu’elle se sent en péril ou qu’elle juge nécessaire de mettre les sociétés qui la composent dans un climat de peur propice au repli sur soi et à la propagation des idéaux racistes et xénophobes destinés à faire usage du vieil adage romain « divisé pour mieux régner », l’Europe militarise ses frontières en accentuant les contrôles et politiques de co-gestion ou de gestion concerté de ses frontières avec des pays tiers et elle se dote d’appareils répressifs aux pouvoirs de plus en plus étendus.&lt;br /&gt;Les cycles européens mis en place autour de la question migratoire depuis les années 90 (avec en premier lieu les Conventions Dublin) illustrent bien cette stratégie d’Europe-Forteresse.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; Conjuguons nos forces et travaillons en réseau &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;En effet parallèlement à la mise en place de ces différents arsenaux législatifs, l’OCDE reconnait le besoin croissant de main-d’œuvre de l’Union Européenne prévu à plus de 80 millions de travailleur·euse·s migrant·e·s « nécessaires » à l’économie de marché de l’UE d’ici 2050.&lt;br /&gt;L’adoption du pacte européen en octobre dernier à Paris et qui reprend la politique française d’immigration choisie finalise cette stratégie d’Europe forteresse basée sur un principe d’attraction (d’une main d’œuvre hautement qualifiée = immigration choisie) et de répulsion (création en 2004 de l’Agence Frontex, Directive Retour, Accords de réadmission...).&lt;br /&gt;Aujourd’hui plus que jamais la Fasti, face à cette internationalisation de l’exploitation – répression des migrant·e·s, se doit de développer des réseaux européens et internationaux de&lt;br /&gt;mobilisations, de résistances et de luttes. La mutation de l’Europe en Europe-Forteresse et l’adoption par cette dernière du modèle français d’immigration est le signal de cette nécessaire transformation dans nos pratiques militantes, qui passe notamment par le renforcement de notre travail en réseau avec l’international.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Thibaut Lemière&lt;br /&gt;Président de la FAsti-Caen&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/combattons-l-europe-forteresse</guid></item><item><title>[article] Donne-moi ton adresse et je te dirai où tu ne peux pas habiter</title><link>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/donne-moi-ton-adresse-et-je-te-dirai-ou-tu-ne-peux-pas-habiter</link><pubDate>Tue, 19 May 2009 01:38:02 GMT</pubDate><description>&lt;h1&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Donne-moi ton adresse et je te dirai&lt;br /&gt;où tu ne peux pas habiter&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Le logement en foyers est avant tout l’expression de la ségrégation dont les travailleur·euse·s étranger·e·s font l’objet ».&lt;br /&gt;Tous les arguments sont bons pour écarter les habitant·e·s des foyers de travailleur·e·euse·s migrant·e·s (ADOMA ex-SONACOTRA, ADEF, AFTAM,...) de la vie de la Cité. En plus de la précarité de leur logement (délabrement des bâtiments, promiscuité, concentration de personnes en difficulté,...), les résident·e·s des foyers de travailleur·e·euse·s migrant·e·s (FTM) doivent très souvent faire face à de nombreux obstacles dans leur vie quotidienne : difficulté d’accès aux services d’aide à domicile, difficulté pour s’inscrire sur les listes électorales, difficulté de relogement,... C’est sur ce dernier point que l’Asti des Ulis veut&lt;br /&gt;particulièrement attirer l’attention.&lt;br /&gt;Les résident·e·s des FTM ont de tout temps fait partie des « oublié·e·s » en ce qui concerne les accès aux droits et, avec la crise du logement, leur exclusion ne fait que se renforcer. De plus, la méconnaissance de cette population et les préjugés tenaces dont elle est victime l’écarte toujours un peu plus du reste de la société.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; deux poids deux mesures pour les résident·e·s des FTM &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ainsi, ces résident·e·s de FTM, considéré·e·s apparemment comme « citoyen·ne·s de seconde zone », voient notamment leurs dossiers de demande de logement traités différemment de ceux de leurs propres voisin·e·s de quartier. À l’heure où le Droit au logement est devenu opposable, il est grand temps de rompre avec cette injustice flagrante ! En effet, quelles que soient leur situation familiale, leur situation financière, leur ancienneté dans la commune, (etc), leurs dossiers de demande de logement sont systématiquement enregistrés uniquement au niveau de la Préfecture et ils·elles ne peuvent jamais prétendre à bénéficier d’un logement sur le contingent de la Ville. En plus clair : un·e habitant·e lambda qui réside dans une commune X depuis 5 ans verra sa demande de logement traitée à la fois par la Mairie et la Préfecture, qui sont à elles deux souvent réservataires d’au moins 50% des appartements du parc HLM de la commune, tandis qu’un·e résident·e· du foyer de la même commune X depuis 23 ans ne sera pris en compte que sur le contingent Préfecture, ce qui diminue ses opportunités de propositions d’à peu près 40% (la Ville étant souvent réservataire à 20%).&lt;br /&gt;Dans la ville des Ulis où l’Asti intervient depuis sa création, nous avons mené une enquête auprès des résident·e·s du foyer ADOMA. Nombre d’entre eux·elles ont déposé des demandes de logement depuis plusieurs années sans jamais avoir eu de proposition de relogement.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt; Luttons pour une application du droit commun aux habitant·e·s des FTM &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Certain·e·s vivent sur le territoire de la commune bien avant la création même de la Ville et donc avant même leurs voisin·e·s Ulissien·ne·s, puisque le foyer fut construit en 1971, sur un emplacement qui appartenait alors à la ville de Bures-sur-Yvette, et que la ville des Ulis ne fut créée qu’en 1978. Ces résident·e·s remplissent pour la plupart les conditions d’attribution de logement mais la Mairie des Ulis leur refuse systématiquement le relogement pour le simple fait qu’ils·elles· habitent le foyer, ce qui, aux yeux de notre Asti, constitue à la fois une illégalité et une discrimination évidente.  &lt;br /&gt;Autant que quiconque, voir davantage au vu des conditions souvent déplorables de logement dans les FTM, ces résident·e·s doivent pouvoir prétendre à un relogement dans le parc social de droit commun, y compris dans la commune où ils·elles vivent déjà. La crise du logement ne doit pas justifier de pré-sélectionner les candidat·e·s au logement. Réclamons les mêmes droits pour toutes et tous !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Florence DAHIREL et Soulé N’Gaide&lt;br /&gt;ASTI des Ulis&lt;/p&gt;</description><guid>http://congres.fasti.org/site.php/accueil/contributions/donne-moi-ton-adresse-et-je-te-dirai-ou-tu-ne-peux-pas-habiter</guid></item></channel></rss>